Grand Baromètre RTL/IPSOS/LE SOIR : une défiance vis à vis des plus grands, et un divorce qui rapporte
Déboussolé ou grincheux. L’électeur wallon adresse par l’intermédiaire du Grand Baromètre RTL/Ipsos/Le Soir un signal de défiance aux 4 partis traditionnels. PS, MR, CDH et Ecolo, les 4 formations sont en baisse dans les intentions de vote. Une baisse qui n’est qu’une érosion quasi-indolore pour le PS, 0,4 % par rapport au sondage du mois de mars, mais qui est nettement plus marquée pour le MR qui perd 2,4%.
Si tous les partis classiques perdent, qui gagne? Réponse: les petites formations. Le PTB, à gauche de la gauche, passe de 2,6 à 3,6%. Le Rassemblement Wallonie France est à 3,4%. A l’extrême droite, Wallonie d’abord obtiendrait 3,1%. Le FDF, qui peine à s’implanter en Wallonie, obtiendrait quand même 2,1%, et il faut encore ajouter Démocratie Nationale, le nouveau nom du FN (1,4%), le Parti Populaire (1,6%) et le Mouvement de Gauche de Bernard Wesphael (1,3%) qui fait une première apparition. Il faut surtout comptabiliser en plus 7,6% des personnes interrogées qui annoncent qu’elles auraient l’intention de voter pour un « autre parti ».
Cela mérite une explication. « Autre parti », cela veut dire une formation qui ne figurait pas dans la liste que nous avons proposée aux personnes interrogées. Quelques hypothèses peuvent l’expliquer: des électeurs qui voudraient voter pour le front national mais que ne savent pas qu’il a changé de nom, d’autres qui voudraient voter pour la N-VA alors que la N-VA ne se présente pas en Wallonie, d’autres encore qui cherchent le Front de Gauche de Mélenchon, alors qu’il n’y a pas de parti qui porte ce nom-là en Belgique ou encore ceux qui ont décidé de soutenir le Parti Pirate. La règle que nous nous sommes fixée avec nos partenaires d’Ipsos et du Soir est de proposer une liste qui reprend l’ensemble des partis susceptibles d’être présents dans toutes les circonscriptions, de manière à avoir une liste la plus proche possible du bulletin d’une élection législative.
Au total l’ensemble des “petits partis” représentait 13% aux dernières élections, on dépasse désormais, en y incluant les “autres partis”, les 22%, soit un électeur wallon sur 5. Faut-il s’en inquiéter? Oui, parce que le message aux partis traditionnels est clair: une partie de l’électorat a visiblement envie de nouveaux discours. A force de vouloir parler aux électeurs du centre, les programmes ne sont sans doute plus tout à fait audibles par certains électeurs. L’offre ne correspond plus tout à fait à la demande. Ceci écrit, il faut relativiser. Quand on choisit de cocher « autre parti » cela ne signifie pas grand-chose. Dans l’isoloir, la case « autre parti » n’existe pas, ce sont des électeurs qui vont mécaniquement se reporter vers les partis traditionnels. Et puis on rappellera que pour obtenir des élus lors d’une élection législative, il faut obtenir 5% des voix. Quand un parti est aujourd’hui entre 3 et 4% d’intentions de vote, cela veut dire qu’il ne sera sans doute en position de décrocher des élus que dans une ou deux circonscriptions grand-maximum. D’ailleurs si on regarde la projection en siège réalisée pour Ipsos sur base de ces résultats, c’est le grand statu quo. Si l’on votait demain, c’est surtout la N-VA qui enregistrerait un boom en termes de sièges (de 27 à 39 députés selon nos estimations). Pour les formations francophones, les variations seraient minimes par rapport à la composition actuelle de la Chambre.
Pour Bruxelles, les choses sont un peu différentes. Si on devait voter aujourd’hui et si le résultat du Grand Baromètre se vérifiait dans les urnes (je rappelle qu’un sondage n’est qu’une photographie de l’opinion à un moment précis et en quelques semaines les choses peuvent beaucoup changer), le PS et le MR feraient jeu égal: 22,6% d’intentions de vote. Le PS a perdu trois points, c’est une baisse significative. Depuis juin 2011, les rouges étaient devant les bleus dans chaque sondage et on pensait que la séparation MR-FDF amplifierait le phénomène, ce n’est donc pas le cas. La progression des libéraux est d’autant plus remarquable que le FDF est également en hausse et prend la 3ème marche bruxelloise. Ce qu’on peut supposer, c’est que le FDF, à force de « taper » sur son ancien partenaire, ne prend pas comme on pouvait s’y attendre des électeurs au MR, mais plutôt aux partis de centre gauche. PS, Ecolo, CDH sont en recul. Le CDH passe pour la première fois sous la barre symbolique des 10%. Même si ce n’est qu’un sondage, on voit que la scission MR-FDF est en train de recomposer le paysage bruxellois et que le divorce profite aux divorcés. On ajoutera que la période du sondage, 30 mai – 4 juin, a probablement son importance: l’incident « niqab » à Molenbeek a lieu dans la soirée du 31 mai et occupe dans les jours suivants un place prépondérante dans l’actualité.


Voter pour un « autre parti », cela veut aussi dire voter pour le Rassemblement wallon, qui sera bien présent aux élections de 2014, mais qui n’est jamais cité dans les sondages, bien que ce soit le plus anciens de tous les partis en Wallonie.
Le seuil des 5% est plutôt théorique en Wallonie, car il faudrait une circonscription avec plus de 20 députés pour éventuellement y voir un candidat élu mathématiquement mais recalé par ce seuil. Or la plus grande circonscription wallonne, le Hainaut, ne fait que 19 élus.
Le ps a déclarer l’austérité et notre pays attaque les revenus de survie, puis augmente les taxations … Et le fait d’avoir peur de traverser certains quartier de BXL va clairement faire monter la doite.
Une bonne majorité des Belges lucides en ont « ras-le-bol « de nos dirigeants mafieux actuels et je pense que vos statistiques et sondages manipulés n’intéressent plus personnes !
Un idéal, la politique ?
Faire de la politique devrait s’apparenter à un idéal, une vocation, un sacerdoce.
Pensez ! S’occuper de la gestion d’un pays, d’une région, d’une commune avec pour souci majeur le bien-être de la collectivité et ceci, dans la plus respectable des dignités.
STOP ! Ne rêvons pas ! Nous sommes loin du compte et tout particulièrement en Belgique, la politique n’est pas un idéal, c’est un métier. Qui plus est, un métier lucratif qui, tout en permettant la satisfaction des passions et des besoins les plus exacerbés, autorise aussi les pires dérives quand ces employés du Peuple confondent l’intérêt de la chose publique avec le leur ou ceux de leurs proches et obligés.
Ahhhh ! Richesse, pouvoir, jeux d’influence quand vous nous tenez…
Si je comprend bien, le citoyen belge prend conscience, qu’il faut changé la politique chez-nous, malheureusement, ces votes vont êtres dispersée dans de nombreux ‘’petits partis politiques’’, ce qui fait bien entendu le bonheur du P$-CdH-Ecolo, car cela n’auras pas beaucoup d’influences pour changé la donne, et on retrouveras toujours les mêmes c..s aux commandes.
Dommages que l’on ne peut entre nous les citoyens, faires des préaccords, et décidés en sembles qu’elles ‘’petits partis politiques, que nous voulons mettre à leurs place.
Puisque les partis traditionnels, ce permets de le faire depuis des décennies, POURQUOI PAS NOUS
Bref, rien ne change et retour case départ. Cela promet pour les prochaines législatives où l’on va faire une législature sans gouvernement.
Déboussolé ou grincheux ?
Ni l’un ni l’autre !
Excédé et enfin clairvoyant !
Je pense que si un parti moins populiste que ceux existant en Wallonie existait, il aurait mon vote.
Je m’explique : Pour le PS la réussite sociale et financière est une tare. Si vous avez fait des études, si vous avez travaillé 12 h par jours, si vous avez eu des responsabilités, on va vous piquer vos sous et vous ramener au niveau du citoyen moyen. (Surtout si vous n’avez jamais fait grève).
Pour le MR, c’es avant tout pour les indépendants.
Pour le FDF, vous devez manger du flamand à chaque repas.
Pour le CDH, il promet beaucoup juste pour garder quelques votes.
Je ne parle même pas des partis extrémistes.
A quand un parti qui reconnait la réussite sociale, économique, le travail, les responsabilités à leurs justes valeurs.