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FMI: Lagarde ou Reynders ?

Par Fabrice Grosfilley dans decryptage , le 25 mai 2011 10h18 | 4 commentaires

reyndLa question agite les milieux politiques et journalistiques depuis quelques jours. Didier Reynders peut-il devenir le nouveau directeur du FMI en remplacement de Dominique Strauss-Kahn ? Si on se pose la question avec autant d’insistance, c’est d’abord parce que l’intéressé a, à plusieurs reprises, laissé entendre lors d’interviews qu’il pourrait être intéressé. Attention, il ne s’agit pas réellement d’un acte de candidature. A ce niveau, les choses sont évidemment plus subtiles. Didier Reynders se contente de répondre que c’est un poste qui ne se refuse pas.

Le ministre des finances a-t-il une chance ? A priori la réponse est non. La favorite pour le poste est plutôt Christine Lagarde, la ministre française de l’économie. Elle a le profil idéal. Elle a le soutien officiel de plusieurs grands pays, et puis surtout la diplomatie française qui insiste pour que le mandat de Dominique Strauss-Kahn reste un mandat bleu blanc rouge.

Reynders outsider

Didier Reynders est donc plutôt un outsider. Il n’est d’ailleurs pas le seul. Le gouverneur de la banque centrale du Mexique ou celui de la banque du Kazakhstan sont aussi sur les rangs. Tous sont des candidats alternatifs dans le cas ou Christine Lagarde ne pourrait pas se présenter.

La ministre française attend en effet de voir si la justice ouvre ou pas une enquête à son encontre, dans le cadre d’une affaire qui remonte à 2007 entre Bernard Tapie et le crédit Lyonnais, je vous passe les détails, mais elle était déjà ministre à cette époque-là, et l’Etat Français était passé à la caisse à la place de la banque, elle devrait être fixée sur les intentions du juge dans les prochains jours.

Lagarde va montrer ses cartes

Ce matin Christine Lagarde tient une conférence de presse. On devrait en savoir plus sur ses intentions. Ce soir, Didier Reynders sera lui avec Steven Van Ackere et Yves Leterme à Paris pour les 50 ans de l’OCDE, l’organisation de coopération et de développement en Europe. Un endroit idéal pour croiser beaucoup de ministres et mettre en avant une candidature potentielle.

A ce stade les Belges la jouent discrète : pas question d’organiser des réunions bilatérales qui ressembleraient trop à une campagne électorale. Les arguments de Didier Reynders sont pourtant réels. Il est mondialement connu comme le ministre qui présidait l’Ecofin, le conseil européen des finances au moment où l’Euro est entré en circulation. La plupart des observateurs estiment que ses passages à la tête de l’Europe lors des deux dernières présidences belges ont été plutôt réussis. C’est aussi un très bon orateur. Bref les qualités d’un technicien, combinées au sens de la communication d’un politique, humour inclus. Ce n’est pas si courant.

Pour le FMI ou…

Dernier argument, Didier Reynders, en perdant la présidence du Mouvement Réformateur, a sans doute fait le tour de la scène politique belge. Au sein de son parti on ne serait sans doute pas mécontent de le voir s’éloigner un peu. Si ce n’est pas à l’OCDE que se joue la direction du FMI, c’est dans une réunion du G8 qui aura lieu demain à Deauville, en présence de Barack Obama. Didier Reynders n’a rien à perdre à vendre discrètement sa candidature.

Pas réellement pour le FMI mais plutôt pour les autres postes internationaux qui pourraient venir ensuite. Le mandat de Philippe Maystadt à la tête de la banque européenne d’investissement arrive à échéance en 2012. Une fausse candidature pour le FMI pourrait très bien servir une vraie candidature pour un autre poste. Être visible et disponible ce n’est pas jamais perdu.

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4 réactions à “FMI: Lagarde ou Reynders ?”

  1. M. Reynders semble être le meilleur candidat belge à la direction du FMI.

    Malheureusement, il est Belge, et avec notre système de coalition, sa candidature ne peut être aussi bien soutenue que la candidature française qui dispose du soutien du seul parti au pouvoir. Mais peut-être que la volonté de M. di Rupo et du clan Michel de voir M. Reynders disparaître de la seine politique belge …

  2. En politique, c’est formidable, nos élus ont beau prouver qu’ils sont incompétants et qu’ils ne jouent pas selon les règles établies, quand ils ont fait le tour de lhorizon national, ils ont la possibilité d’aller montrer leur incompétances au niveau europeen ou mondial. Ce reynders et son affaire fortis ont déjà suffisament dans les poches que pour lui laisser la possibilité d’aller s’engraisser encore plus au fmi !

  3. oui, pas de problème , il sera soutenu et propulsé par un flandre qui n’attend qu’une chose , les finances , alors il auront tout avec l’armée,la police,tout les postes principaux au gouvernement,dans les banques, dans l’alimentation,le transport, etc et demanderons la séparation ,

  4. @Objectif : au contraire, être belge peut être un atout car il permet de faire un consensus auprès de la France et de l’Angleterre et accessoirement de l’Allemagne qui, chaque fois, ont chacun tendance à refuser les candidats des deux autres.

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