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Conclave : opération dramatisation

Par Fabrice Grosfilley dans fédéral , le 10 novembre 2011 09h38 | 3 commentaires

drama

Pas besoin de vous faire un dessin. Ce matin, les bourses du monde entier sont à nouveau en forte baisse. Un petit vent de panique commence à souffler. Les départs du grec Papandréou et de l’italien Berlusconi n’ont pas suffi à rassurer les marchés. Ce climat de crise potentielle est un argument supplémentaire pour faire pression sur les négociateurs. Respecter nos engagements européens en vue de réduire l’endettement de l’Etat n’est pas négociable. Plus on ira vite et loin, mieux ce sera. Les 11,3 milliards à trouver sont  un impératif.

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Si la Belgique se trouvait dans la situation d’emprunt de l’Italie: 1,5 milliard de plus à trouver

Ce matin deux informations supplémentaires alimentent le moulin à pression, et mon petit doigt me dit que ce n’est pas fini. La première c’est un chiffre. Il a été glissé sur Twitter par un conseiller d’un ministre socialiste. Si la Belgique devait emprunter aux mêmes conditions que l’Italie (en   prenant le même taux à 10 ans que celui que les banques imposent aux Italiens)  cela coûterait 1 milliard et demi d’euro en plus. Traduction : ne jouez pas avec le feu (ou avec l’argent du contribuable).

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Rapport OCDE à venir: La Belgique, un des pays les plus exposés en cas de contagion de la crise

Deuxième information, dans la Libre Belgique. Un rapport de l’OCDE, l’organisation pour la coopération et le développement en Europe (oui c’est là qu’Yves Leterme ira jouer de la calculette dès qu’on l’aura déchargé de la gestion du royaume)  classerait la Belgique comme l’un des états européens les plus à risque en cas de contagion de la crise grecque.  Cette étude ne sera rendue publique qu’à la mi-novembre. Selon La Libre, ce rapport fantôme aurait été évoqué en conseil restreint hier matin, ce qui m’a été confirmé.

Ajoutez les difficultés des banques belges, elles ont presque toute prêté de l’argent à la Grèce ou à l’Italie, vous comprenez que les négociateurs ont de quoi avoir la mine sombre.

Restons mesurés : la situation est inquiétante, elle n’est pas dramatique. Il faut distinguer les faits de leur dramatisation, comprenez une présentation exagérément pessimistes dans le but d’influencer l’opinion et les négociateurs.

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Ce climat d’urgence est-il un atout pour le formateur ?

Oui bien sûr. Cela indique qu’il ne faut pas traîner.  Constater lundi ou mardi prochain qu’on est incapable de boucler un budget serait catastrophique pour toute l’équipe de négociation. Le parti qui porterait la responsabilité d’un blocage risquerait en prime la sanction de l’opinion publique.  Mais attention, si ce climat de crise profite au formateur, il  est aussi un atout pour ceux qui au sein de la future potentielle coalition voudraient aller plus loin. On pense notamment aux libéraux flamands. Hier l’entretien entre le formateur et le président de l’Open VLD a duré 5 heures.  Le président de l’Open VLD a répété que trouver  11 milliards c’était bien, mais que prévoir des mesures d’économies à long terme  ce serait encore mieux. Traduction : la tentation est grande de lier les mesures de rigueur à des promesses de réformes structurelles sur le marché de l’emploi ou la sécurité sociale… de quoi alimenter solidement les débats du weekend.

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3 réactions à “Conclave : opération dramatisation”

  1. Ce n’est en fait qu’un remake des années 30, suite à la crise boursière de 1929… Celui qui ignore l’histoire est condamné à la revivre ! Pourquoi ne pas faire fonctionner la planche à billets un peu plus et éponger les dettes des pays pour tout remettre à zéro ? Bien sûr, il ne faudrait plus les laisser emprunter de l’argent et les contraindre à fonctionner avec un budget en équilibre. Il y aurait une inflation, bon, mais ne serait-ce pas mieux ça que la récession, les faillites, le chômage et toute la misère qui s’annonce ?

  2. 12 milliards d’effort cette année et 4 milliards pour toute les années suivantes rien que pour équilibrer la croissance des dépenses liées à la sécu. Tout cela dans l’hypothèse où la Belgique n’entre pas en récession et si c’est le cas, ajoutons franchement 2 à 3 milliards de plus. Nous oublions aussi l’explosion des dépenses en matière de pension qui nous sera servi au menu dès 2015. Pensez-vous franchement que tout cela est tenable ? L’Etat a été géré n’importe comment durant plus de 30 ans et ce quelque soit l’idéologie. Les mandataires politique portent une très lourde responsabilité dans tout cela et je trouve qu’ils leur est facile de pointer du doigts les marchés financiers qui ne font que constater avec effroi le merdier dans lequel nous sommes.

  3. De qui se moque t’on, en France ils doivent boucler le budget pour 11 milliards avec 60 millions d’habitants, en Belgique 11 milliards avec 11 millions d’habitants de plus nous sommes le pays au monde qui payons le plus de taxes, et dans tous ce qui est téléphonie, gaz, électricité et l’eau aussi, sans compter le reste, alors je me demande ou se trouve tout se fric que vous nous pomper, nous avons plus de gouvernement depuis plus de 500 jours (vous devriez aussi avoir honte) vous discuter sur le budget depuis des mois et maintenant d’un coup de baguette magique vous allez trouver les 11 milliards, vous vous foutez vraiment du peuple, vous feriez mieux d’éradiquer tous les secrétaires d’état et de réduire les dépensent des ministres ainsi que leur salaires, montrer d’abord l’exemple avant de réduire le peuple Belge à la pauvreté, vous n’êtes qu’une bande de dictateurs sous couvert d’une fausse démocratie, et quand vous savez donner 1,5 milliards à la Grèce (qui eux n’ont jamais rien fait et payé ce nous avons payé) et pour le Congo et pour le SIDA, et sans compte toute les guéguerres au Liban, en Afghanistan, en Irak, en Libye, au Kosovo, etc…. Je pense qu’avec tout cet argent nous aurions facilement bouclé le budget, surtout qu’en temps de guerre nous ne tiendrons pas une demi-journée !

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