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En vue des communales, la bataille des applications smartphones

Par Fabrice Grosfilley dans internet , le 21 juin 2012 18h07 | Commentaires fermés

home-banner-verticale-elections1A chaque élection communale sa révolution technologique. Celle de 2000 avait été marquée par l’essor de l’internet, chaque candidat qui compte devait avoir son blog. 2006 a consacré la suprématie des vidéos et le début des pages facebook. 2012 sera probablement l’élection qui verra Twitter se démocratiser et le contenu accessible aux Ipad, Iphone, smartphones et autres tablettes concurrencer le contenu en ligne classique.

Sur ce terrain le Parti Socialiste vient de prendre ses concurrents de vitesse. Le boulevard de l’empereur vient de mettre en ligne 2 applications en vue des prochaines élections communales (vous les trouverez dans  l’applestore en tapant PS 2012, mais ces applications sont également disponibles sous android).   Le graphisme reprend les silhouettes des personnages blancs qui sont désormais la signature visuelle du parti et qui renvoie au décor de la cité, cadre de vie de chacun d’entre nous (une maison communale, un arbre, un élu ceint d’une écharpe, etc).

Coté contenu la première application (‘PS 2012′) offre une ballade dans un village animé (les plus vieux y trouveront un graphisme qui leur rappellera peut être les dessins animés des barbapapas). Maison communale, plaine de jeux, école, transport, épicerie (pour l’économie) : cliquez le thème de votre choix pour connaître les idées socialistes sur le thème en question.

La seconde application  (‘Propositions PS’)  se présente comme une synthèse du programme pour les élections communales, mais le contenu est à (ce stade en tout cas) à peu près le même. La mise en scène y est un poil plus autère et laisse plus de place au contenu écrit. Dans les deux cas les auteurs misent sur une comibnaison texte/commentaire audio à grand renfort d’infographie.  

Le PS prévoit une 3ieme application pour septembre qui permettra de connaître les candidats de sa région grâce à la géolocalisation.

Si les socialistes frappent un grand coup ils ne sont pas les seuls à occuper le terrain de l’internet mobile. MR et Ecolo proposent aussi des sites pour mobiles. Le MR en a fait une déclinaison pour ipad (que vous ne trouverez pas dans l’appelstore mais en tapant m.mr.be dans votre navigateur ) : pas de contenu propre pour l’ipad, mais les communiqués de presse et le moyen d’entrer en contact avec le parti. Une petite amélioration est annoncée pour les prochains mois, le programme communal devrait notamment être accessible, mais on sent bien que ce n’est pas une priorité absolue des réformateurs.

Coté Ecolo on est plus ambitieux. L’application (qu’on trouve en tapant ‘ecolo’ dans l’applestore) permet d’envoyer des photos au parti (l’onglet ‘reportage’) ou d’entrer avec le groupe écolo le plus proche grâce à la géolocalisation. Ecolo annonce également une évolution de ses applications pour la rentrée de septembre, avec un contenu spécifique pour les élections communales mais reste discret sur ces évolutions.  

Enfin le CDH confirme qu’il travaille également à la mise en place d’une application ‘dans les prochains mois’.

 Mine de rien c’est une petite révolution : les partis font le constat qu’une partie du public ne consomme plus l’internet sur son PC et qu’il faut être au plus près des habitudes de consommation du client (ici le client est un électeur et il aime surfer d’un mouvement de doigt pour consulter vidéos et supports écrits, plus question pour les jeunes de passer par un clic de souris, trop ringard). L’investissement semble limité (12 000 euros, taxes comprises, pour les 3 applications du PS), et si pour l’instant les utilisateurs restent peu nombreux (on parle de quelques centaines ou au mieux de quelques  milliers d’utilisateurs par parti) les formations politiques savent que c’est là un moyen de trouver un public jeune qui consomme de moins en moins les médias traditionnels.

Sur internet, le nationalisme wallon n’existe pas

Par Fabrice Grosfilley dans internet , le 19 juin 2012 09h36 | 10 commentaires

imageglobe-35574137Faut-il ou pas acquérir  un nom de domaine au nom de la région ? Dans un état fédéral, la question mérite d’être posée.  D’abord une petite  précision technique quand  je vous parle de nom de domaine, en anglais DNS( domain name system),  je vous parle en réalité du « point quelque chose » qui se trouve dans l’adresse que vous saisissez sur votre clavier d’ordinateur. Plus précisément nous évoquons ici  l’extension qui se trouve à droite du point, que les spécialistes appellent le « domaine de premier niveau ». Des domaines de premier niveau, vous en connaissez plein sans le savoir : le « .com » pour les sociétés commerciales, le « .eu » pour l’Europe, le « .org » pour les organisations non gouvernementales et puis toute une série de domaines liés à un code de pays: « .fr » pour la France, « .nl » pour les Pays-Bas , « .be » pour la Belgique.

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La tradition « .be »

Votre ordinateur et les serveurs DNS qui sont derrière vont lire l’adresse de droite à gauche, on peut dire du  domaine de premier niveau qu’il est donc  le sommet de la hiérarchie. C’est vrai pour l’informatique, c’est vrai aussi pour la communication. Vous savez que la communication et la politique sont liées, et c’est donc là que ça commence à être intéressant. En Belgique notre nom de domaine de premier niveau est traditionnellement le « .be ». Lancé en 1989, il a débord été géré par la KUL, l’université de Louvain avant d’être confié à  DNS Belgium, association sans but lucratif. On atteint le million d’adresse en « .be » dès 2006.  Il existe aujourd’hui 260 domaines de premier niveau qui renvoient  ainsi directement à un état.

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Une question de coûts?

Cette année la Flandre (en janvier)  et la Région Bruxelloise (3 mois plus tard)  ont donc déposé des demandes pour avoir leur propre nom de domaine de premier niveau. « .vlaanderen » pour la Flandre,  «.brussels » à l’anglaise, pour la Région Bruxelloise.  L’ICANN, l’organisme international  qui gère les DNS a  accepté leur demande. La Wallonie en revanche ne l’a pas fait. Interrogé hier au parlement wallon, Rudy Demotte a d’abord mis en avant une question de coût. Créer un nom de domaine de premier niveau est estimé à 500 000 dollars, sans compter la communication qu’il faut lancer ensuite pour populariser l’adresse que vous lancez.  « Il nous a semblé préférable d’investir dans un contenu de qualité et dans la valeur ajoutée des services aux usagers » a ainsi expliqué le ministre président dans sa réponse au parlement.

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Pas de Wallonie sans Belgique

C’est sans doute beaucoup plus qu’une question d’argent, si on peut se permettre de contrarier Rudy Demotte. Il y a actuellement une vraie tendance à affirmer le fait régional au travers d’un nom de domaine. C’est un moyen politique d’affirmer son indépendance face à l’état central et plusieurs pouvoirs régionaux l’ont bien compris. Il existe ainsi un « .cat » pour les catalans, « .corsica » pour les corses et les bretons rêvent du « .bzh ».  L’île de Man, bien que territoire britannique,  a son nom de domaine (si vous fondez une société offshore pour des raisons fiscales sachez que le  site en « .im » coûte 14 euros). Cela correspond parfois à des états en devenir (exemple : « .eh » qui correspond au Sahara occidental alors que ce n’est pas encore un état).  Dans sa réponse aux parlementaires, le minsitre-président affirmait que  d’après son administration, seules 7 régions  avaient l’intention de se munir d’un nom de domaine. Cette information est sans doute un peu datée. Dans la seule liste des noms de domaine retenus le 30 mai je trouve l’Alsace, la Catalogne, la région de Hambourg, celle de Sydney, le Tyrol et le Pays de Galles. Mieux encore, la démarche n’est pas réservée qu’aux seules entités fédérées ou régions plus ou moins autonomes. On peut vouloir promouvoir une ville : Gand a ainsi obtenu l’autorisation d’exploiter « .gent » (Budapest, Broadway, Stockholm, Madrid, Paris, Osaka, et Barcelone auront aussi leur nom de domaine).

La Wallonie rétorquera qu’elle possède déjà  un nom de domaine. C’est « .wallonie.be », un nom de domaine de second niveau.  Si vous m’autorisez une  comparaison  avec une adresse papier, c’est comme si au-dessus du nom du pays, vous mettiez le nom de la ville. Si vous n’avez pas mis le pays, cela n’arrive pas. C’est une manière de dire que la Wallonie n’existe pas sans la Belgique. C’est là que je voulais en venir : cette volonté d’exister sur le net nous enseigne qu »en matière de noms de domaine les flamands et les bruxellois sont prêts à se passer de la Belgique. La Wallonie ne l’envisage pas.  Les plus régionalistes  pourraient bien  le  reprocher à l’éxécutif wallon : l’argument économique cache sans doute une forme de prudence. Ce n’est pas une question d’internet, ni de budget. C’est bien une question de géopolitique et de nationalisme.

Philippe Moureaux et Jean-Michel Javaux se chamaillent sur Twitter

Par Fabrice Grosfilley dans anecdote, internet , le 23 février 2012 14h32 | 2 commentaires

C’est ce qu’on appelle un « twitclash » ou un « twitfight ». Lorsque deux internautes se disputent par fil twitter interposé leurs abonnés se régalent. Ce jeudi matin, deux politiques francophones de premier plan se sont livrés à l’exercice et de manière spectaculaire. En cause une « information » de la libre belgique selon laquelle Jean-Michel Javaux pourrait présider le centre hospitalier universitaire de Liège. « Il y aurait même d’ores et déjà un accord politique  entre partis sur le sujet » écrit la Libre.

Interpllé par les internautes Jean-Michel tweete une première fois : « il ne faut pas juger sans savoir et interpréter ce qu’on lit. En tout cas moi je n’ai connaissance de rien pour mon avenir. »

Un peu plus tard Philippe Moureaux y va d’un commentaire assassin : « le job-service d’Ecolo fonctionne bien, Javaux bientôt président du CHU de Liège« .

« Jobservice », le mot fait mal. Le coprésident d’Ecolo (on connaitra le nom de ses successeurs dans une dizaine de jours) se croit donc obligé de démentir à nouveau. Et là le ton devient plus acide, jugez plutôt :

d’abord à destination de Philippe Moureaux :

«  Il faudrait arrêter l’intox de la machine,mr le donneur de leçon.Les tweeters jugeront sur les faits et je n’ai eu aucun contact »

Alain Destexhe, facebook, Horta, la Suède et la Norvège

Par Fabrice Grosfilley dans anecdote, internet , le 24 janvier 2012 10h38 | 32 commentaires

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L’affaire commence dans la nuit de samedi à dimanche. Un groupe d’individus, cagoulés (ça a son importance), et qu’on n’a pas retrouvés jusqu’à présent, saccage la station Horta, une station de pré-métro à Bruxelles. Graffitis et bombes de peinture, décoration et matériel endommagés: suffisamment grave pour fermer la station. Alain Destexhe poste alors sur le mur facebook de Marion Lemesre, autre élue libérale de Bruxelles : « Marion, tes  amis norvégiens ont encore frappé ».

Norvégien c’est évidemment une anti-phrase.  Un mot employé avec ironie auquel on donne un sens inverse. Sous le clavier d’Alain Destexhe « norvégien » veut dire « nord-africian ». C’est une figure de style couramment employée par l’extrême droite, et c’est là tout le problème. Exemple : « l’agresseur n’était pas suédois », comprenez qu’il n’était pas grand aux yeux bleus, et habituellement votre interlocuteur vous glisse un gros clin d’œil pour vous prouver à quel point il est spirituel et subtil. Appelons un chat un chat : cette petite phrase d’Alain Destexhe relève du racisme ordinaire. Cette forme de populisme qui est le rejet de l’autre au nom de son appartenance culturelle ou de son apparence vestimentaire. Comme si derrière les cagoules, Alain Destexhe pouvait déterminer l’origine des auteurs du saccage. Comme si on pouvait être sûr, qu’aucun enfant belge, voire même aucun enfant de bonne famille, voire même aucun enfant d’un électeur du MR ne s’était glissé dans ce petit groupe. Bref c’est du délit de sale gueule, la fameuse technique du bouc émissaire où l’on désigne les auteurs de tous les crimes et délits à l’avance, doublé d’un humour d’arrière-salle d’un très mauvais café.

Alain Destexhe a rapidement voulu corriger son dérapage.  Il a effacé son commentaire, mais c’était trop tard. Capture d’écran à l’appui, ses opposants se sont chargés de le faire circuler sur le net. Les plus mal à l’aise évidemment ont été les libéraux. Françoise Schepmans, candidate à  Molenbeek (et non pas Anderlecht comme je l’ai dit par erreur en radio ce matin, toutes mes excuses) glisse ainsi sur Twitter   : « Alain Destexhe n’a jamais été reconnu par le MR comme son porteur officiel de mots et d’idées ». Et vlan.

Côté opposant on en rajoute. Destexhe  MR ou pas MR ?demande par exemple Philippe Mourreaux sur le même réseau social.

Le cas Destexhe va donc être évoqué au bureau du mouvement réformateur. On va même faire savoir que le président du parti Charles Michel désapprouve la sortie et va s’entretenir  avec le député. Fin de journée Alain Destexhe publie donc un communiqué ou il présente des excuses en demi-teinte. « Je suis avant tout désolé si mes propos ont pu blesser certaines personnes. Je déplore d’ailleurs l’interprétation totalement erronée que certains médias ont pu faire de ceux-ci. » Il s’agissait d’une boutade estime-t-il avant de conclure que la polémique occulte le vraie débat sur l’insécurité à Bruxelles. Bref si on lit entre les lignes, Alain Destexhe, l’homme qui voit des Norvégiens partout, ne serait pas loin d’être la victime d’un complot. Ben tiens.

De l’épisode on retiendra deux leçons. La première c’est que les réseaux sociaux, type facebook ou twitter ne sont pas des espaces privés, mais bien des lieux d’expression publics. Tout ce qu’on y écrit peut être retenu contre vous. A fortiori si on est un(e) élu(e). Quand on est dans un débat on surveille son langage.

La deuxième c’est qu’Alain Destexhe, dont on a annoncé récemment qu’après avoir défié le bourgmestre d’Auderghem, il pourrait être candidat aux communales à Watermael-Boisfort, avant de finalement le retrouver sur la liste MR à Ixelles,  a bâti sa carrière politique à coup de déclarations non-politiquement correctes. On le savait à droite de la droite. Ce qui  le sépare de l’extrême droite ressemble désormais au passage entre la Suède à la Norvège, au nord, sur une petite route de montagne : il y a une frontière, mais on ne la voit pas.

Elio premier, version monde virtuel

Par Fabrice Grosfilley dans fédéral, internet , le 12 décembre 2011 09h34 | Commentaires fermés

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L’adresse n’a pas changé : www.premier.be, celle du  site officiel du premier ministre. Une adresse mise en place du temps d’Yves Leterme ( Guy Verhofstadt, avant lui, utilisait l’adresse ruedelaloi.be) et qui abrite un site réalisé par la direction de la communication externe de la chancellerie (comprenez des fonctionnaires qui travaillent pour l’état fédéral).

Comme on peut s’y attendre d’un site officiel, c’est relativement sobre. Fond blanc,  quelques liserés gris clairs ou, audace suprême,  gris foncé,  on n’a pas fait dans le tape à l’œil. C’est même encore plus sobre qu’il y a quelques semaines, puisqu’avec Yves Leterme on avait sur ce site des surlignages oranges, un petit rappel  de sa couleur politique, le CD&V, mais ils ont désormais disparu. S’il y a un peu de rouge, c’est le nœud papillon d’Elio Di Rupo qui apparaît sur toutes les photos.

Que trouve-ton sur ce site ? La composition du gouvernement, avec la liste des ministres et leur attribution précise, l’accord de gouvernement dans son intégralité, et aussi, bien sûr, le texte de la déclaration gouvernementale, le discours lu par Elio Di Rupo à la Chambre la semaine dernière. On voit que le premier ministre n’est pas encore complétement installé, ni physiquement ni virtuellement. A plusiuers reprises on m’a rapporté qu’Elio Di Rupo continuait d’organiser des réunions ailleurs qu’au 16, il a confié  ne pas avoir vraiment le temps de penser à la déco de son bureau, dont le style est très éloigné de celui du boulevard de l’Empereur.  Beaucoup de rubriques restent vides. C’est le cas de la rubrique agenda. Aucune activité  renseignée,  visiblement à la chancellerie on  ignorait qu’Elio Di Rupo allait au sénat cet après-midi,  on a jugé que ce discours (le dernier d’un premier avant réforme de la haute assemblée) n’était pas digne d’intérêt ou alors on a oublié de le mettre sur le site. Ceci dit, on peut quand même trouver en cherchant bien, l’une ou l’autre information. Par exemple, ça m’avait échappé, le gouvernement a désigné 2 membres chargés des relations avec le parlement. Ce sera Paul Magnette pour le sénat et Servais Verhestraeten pour la chambre.  Ils représenteront donc le gouvernement lors de la conférence des présidents qui fixe les ordres du jour.

Le plus amusant à ce stade ce sont  encore les photos.  On joue collectif sur la page d’accueil, avec  l’ensemble de l’équipe gouvernementale. Une photo prise au parlement,  en bas de l’escalier de la chambre. Si je peux me permettre de critiquer, je signalerai qu’ ‘au 2ième rang, Paul Magnette masque complétement le secrétaire d’état qui se trouve derrière lui. Pas bien. Les fans de John Crombez  (j’en connais :  ça existe) ne devraient pas tarder à protester. Vous pourrez revivre en photo, les prestations de serment ou en vidéo la passation de pouvoir avec Yves Leterme, quand l’ancien remet au nouveau le badge qui permet d’ouvrir les portes…

Il y a quand même une petite nouveauté. Un onglet bleu : « Elio is on facebook ». Vous cliquez sur le lien vous arrivez sur la page facebook du premier ministre. Le 16 rue de la loi a donc un pied dans les réseaux sociaux. Sur cette page là, vous retrouverez des clichés pris non pas par les fonctionnaires de la chancellerie  mais par l’équipe de communication du parti socialiste. Je signale une photo prise au grand angle lors du premier conseil des ministre vous permettra de voir à quoi ressemble un tour de table, ces 4/5 minutes de réunion quand la presse est autorisée à prendre des images. Les ministres autour de la longue table ovale du 16. Photographes et cameramen derrière eux. Signe de l »ambiance bon enfant, vous noterez qu’on a a laissé entrer les preneurs de son, avec leur micros et leurs  perches. La page « Elio sur Facebook » a 40 000 fans. C’est à dire la moitié de celle de Michel Daerden. L’un est premier ministre. L’autre précise sobrement qu’il est politicien.

Plezir se fait mousser

Par Fabrice Grosfilley dans anecdote, internet , le 29 août 2011 09h12 | Un commentaire>

Internet fonctionne ainsi : à coup de buzz qui se répandent à vitesse grand V, provoquent débats et polémiques et retombent aussi vite. Après la sex-tape de la bourgmestre d’ Alost, le buzz politico-médiatique du jour est donc une publicité. Objectif : lancer une nouvelle marque de bière. Dans un marché belge saturé c’est un sacré pari. La nouvelle venue a donc pris le parti de miser sur la drague. En juin une première action de marketing direct demandait aux consommateurs de confier à de jeunes hotesses arpentant les terrasses des cafés   »leur meilleur phrase de drague ». Voici donc venu la phase deux avec cette vidéo, qui met en scène deux acteurs dans lesquels nous sommes priés de reconnaitre Elio et Bart.

 

A voir la rapidité avec laquelle cette vidéo se propage, l’agence de pub a réussi son coup : assurer un max de visibilité grace à une propagation virale et sans engager de budgets colossaux, bravo. Au delà du clin d’oeuil quelles leçons pouvons-nous tirer de cette pub ?

D’abord que l’image que se fait le publicitaire d’Elio et Bart repose sur quelques solides clichés. Mèche brune, lunettes,  noeud papillon et short rouge pour Elio. Col ouvert et costume de couleur vive pour Bart.

Ensuite que les deux hommes sont clairement perçus comme antagonistes.

Troisièmement que l’homosexualité d’un homme politique est censé faire sourire le consommateur. On va l’écrire franchement : il règne dans ce petit clip un léger parfum d’homophobie et d’humour gras. L’auteur de ce blog n’a pas encore gouté la bière en question. Il l’espère plus fraiche que son spot publicitaire.

En avril, découvre le twitter fil

Par Fabrice Grosfilley dans anecdote, internet , le 14 avril 2010 10h08 | Commentaires fermés

Twitter, si vous ne connaissez pas, est donc un réseau social sur internet,  sur lequel on peut poster des messages courts, 3 lignes maximum, mais aussi des images ou des liens vers des sites internet. Tous ceux qui décident de vous suivre ont donc accès à ces messages.

Depuis Février Yves Leterme est inscrit sur Twitter.  Au début c’était une participation très modeste. Le premier ministre ne postait pas grand chose. Pire il avait même sérieusement sermonné Vincent Van Quickenborne, comme je le rappelle dans le billet ci dessous.

Ca c’était en février. Nous sommes en avril, et en avril Yves Leterme se passionne pour le  « twitter fil ». En effet depuis quelques semaines Yves Leterme est très actif, avec 95 messages  postés.   Sur Twitter Yves Leterme a trouvé un outil de communication simple et pratique. Il rédige lui même des messages , il s’affranchi des journalistes pour délivrer  son discours, ça le rend sympathique, « up to date » technologiquement.  Il  donne les infos qu’il souhaite au moment ou il le souhaite. Via Twitter il répond même directement à certains internautes. La quasi totalité des messages est rédigée en néerlandais. Depuis hier comme un  de ses lecteurs lui en faisait la remarque Yves Leterme a aussi posté quelques lignes en anglais et en Français. On apprend ainsi que lors du sommet nucléaire il a « détaillé l’expertise belge en matière de lutte contre le terrorisme nucléaire ».  Yves Leterme a d’ailleurs estimé sur twitter que le sommet était un succès.

 

Attention, il ne faut quand même pas tomber dans le panneau. Yves Leterme poste beaucoup de messages ces derniers jours. C’est probablement un effet de mode, on peut se donner rendez-vous dans un mois pour voir s’il le fait toujours aussi souvent. Surtout, les messages délivrés sur ce canal sont des messages simples, 3 lignes c’est court. Ils sont souvent anodins ou anecdotique. Tôt ce matin par exemple le premier ministre a indiqué sur Twitter que son avion avait atterri en Irlande, une escale technique pour faire le plein. Très bien. C’est une info capitale ? Twitter c’est donc rigolo et en temps réel, mais ce n’est pas là que vous serez informés sur les négociations sur BHV par exemple.  La transparence a ses limites. Yves Leterme, qui a commis quelques gaffes dans le passé, va surement devoir se montrer prudent. Il ya déjà 1500 personnes, dont de nombreux journalistes qui se se sont inscrits pour lire ses messages.

Puisqu’on parle de Twitter, signalons que de nombreux hommes et femmes politiques francophones utilisent aussi ce moyen de communication. Parmi les plus actifs : Didier Reynders, qui publie régulièrement des liens vers les articles de journaux qu’il a apprécié, ces derniers jours ça parlait beaucoup d’insécurité. Karine Lalieux, Jean Claude Marcourt sont également très impliqués. Vous pouvez les suivre dans la colonne de droite de ce blog.

Yves Leterme fait comme Van Quick

Par Fabrice Grosfilley dans anecdote, communication, fédéral, internet , le 13 avril 2010 17h04 | Commentaires fermés

x2_116f924Vous vous souvenez peut -être de ce rappel à l’ordre : en février Yves Leterme avait demandé à Vincent Van Quickenborne de se calmer  sur Twitter. En cause une photo prise en plein conseil des ministres, et des commentaires sur une intervention de Michel Daerden pendant la réunion du gouvernement fédéral. A l’époque le premier minsitre découvrait Twitter. 60 jours plus tard c’est Yves Leterme qui joue au reporter twitter. Il a publié cet après midi une photo de la réunion du sommet nucléaire de Washington. Ce n’est pas du grand art, la photo est prise de suffisament loin pour que l’on ne reconnaisse pas vraiment les chefs d’état assis en face d’Yves. C’est donc la personnalité de l’auteur du cliché qui vaut le détour. Yves Leterme publie une photo de l’intérieur, exactement ce qu’il reprochait à Van Quick. Comme le premier vient de promettre qu’il allait désormais veiller à publier quelques tweets en français, je le rajoute à la liste des personnalités que vous pouvez suivre sur ce blog (colonne de droite).

Question à 100 euros ou 90 dollars : qu’en pensent Barack Obama ?

Un chef coq et un mandarin

Par Fabrice Grosfilley dans anecdote, fédéral, internet , le 23 décembre 2009 08h12 | Commentaires fermés

Je vous ai déjà parlé de l’utilisation d’internet par les hommes politiques. Autrefois pour s’adresser à un public large les hommes politiques devaient  passer par un journal, une radio une télévision. Ca ça dépendait des journalistes. Aujourd’hui avec internet ils peuvent s’adresser directement à un public plus ou moins large et se mettre en scène eux même. Ce qui est très intéressant c’est qu’on voit donc des hommes politiques endosser le costume de leur choix. Voici un exemple :

 

Le chef qui vous parle c’est Pierre Yves Jeholet, député Mr au parlement wallon,  porte parole du mouvement réformateur. La vidéo fait un carton sur internet. Elle a été postée sur le site de Pierre Yves Jeholet, mais vous la retrouverez aussi sur Daily Motion. C’est un ensemble de vidéo pour préparer votre réveillon, avec l’entrée, un fois gras poilé, le plat principal, le dessert. C’est remarquablement bien fait, avec une vértibale mise en image. Pierre Yves Jeholet, dont on sait quand même qu’il  aime bien manger, est avec une grande toque blanche, conseillé par un cuisinier, vous avez remarqué la petit musique de jazz.  Bref , on pourrait appeler cela « le député aux fournaux » (sans référence avec une actualité dinantaise récente), et c’est une véritable émission de cuisine.

 

 

Alors deuxième exemple, un petit plus vieux, mais je n’avais pas encore eu l’occasion de vous en parler,  cette fois ci on va chez les socialistes : 

 

 

Jean Claude Marcourt, que l’on voit ici prendre son premier cours de chinois. La vidéo est sur son site, vous la trouverez aussi sur Youtube. C’était dans le cadre d’une action en faveur de la promotion des langues. Quand on est le ministre wallon de l’économie et du commerce extérieur il faut montrer l’exemple.

 

Un dernier mot pour vous signaler que les députés du fédéral on passé la nuit à la chambre. Débat entamé à 10 heures du matin hier, toujours en cours à 6 heures du matin ce mercredi. Ca c’est pas du virtuel, c’est du réel et  2 minsitres méritent une mention   : Guy Vanhenguel et Melchior Wathelet sont restés toute la nuit.  Grace à internet toujours, si vous allez sur le site de la chambre http://www.lachambre.be/kvvcr/showpage.cfm?section=none&rightmenu=right&language=fr&cfm=/site/wwwcfm/streaming/archive/video.cfm vous pouvez  suivre ou revoir les débats en vidéo… et vous verrez qu’à 5 heures du matin, ministres et députés,  ont les traits un peu tirés.

Qui cumule le plus ? Réponse sur le net

Par Fabrice Grosfilley dans internet , le 16 décembre 2009 09h35 | Commentaires fermés

Si vous aimez la politique je vous signale deux nouveaux sites. D’abord Agorati.be, c’est un agrégateur de flux qui permet sur une seule page de voir  tous  ce que les politiques écrivent sur leurs blogs. Ce n’est pas le premier agrégateur, celui -ci a la bonne idée de proposer une sélection blogs francophones/ blogs néerlandophones. Autre  nouveau site cumuleo.be qui propose toutes les informations sur les cumuls des mandats et fonctions des hommes et femmes politiques. Ce sont des informations publiques, elles sont publiées chaque année  mais elles sont donc reprises ici sous une forme facile à utiliser. Le champion des cumulards en 2008, était un flamand, Etienne Van  Vaerenberg, de Lennik  avec 74 mandats. Coté francophone on trouve Freddy Thielemans, bourgmestre de Bruxelles 47 mandats. Ce qui est très important c’est d’aller voir quels sont ces mandats, ce qui est rémunéré et ce qui ne l’est pas, c’est facile sur ce site. Pour Freddy Thielemans par exemple cela va de conseiller CPAS (non rémunéré)  à administrateur d’Ethias en passant par le conseil de police et la présidence du tapis de fleurs de la grande place. Le site reste néanmoins incomplet, il manque à mon sens une petite notice biographique et  la plupart du temps les étiquettes politiques ne sont pas connues, et je ne suis vraiment pas sûr que demander aux internautes qui est membre de quelle formation soit une bonne idée. Dans les deux cas le design des sites et la navigabilité sont assez soignés.