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Bart De Wever déchire la copie de Pascal Smet, Kris Peeters tente de calmer le jeu: la Flandre instable

Par Fabrice Grosfilley dans communales, flandre , le 28 juin 2012 09h52 | 5 commentaires

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La scène se passe au parlement flamand. Bart  De Wever, président de la très puissante N-VA, et surtout coqueluche de l’opinion flamande,  n’est pas là. « Où est Bart De Wever, lui qui est si prompt à faire la leçon à tout le monde ? »  se demande  Filip Watteuw en montrant  le siège vide. Le député régional  de Groen,  les verts flamands, insiste:   « Où est-il, qu’il participe une fois au débat ? ». Une scène ordinaire de la vie parlementaire, sauf que pour une fois on applaudit. Et on applaudit même longuement. Oui on applaudit au parlement flamand un homme qui critique Bart De Wever. Et les députés du CD&V et du sp.a ne sont pas les derniers à applaudir, au contraire. Il faut dire qu’il l’a un peu cherché Bart De Wever. Il vient de mettre le feu à la majorité flamande. Pour rappel, le gouvernement Flamand est soutenu par 3 partis : le CD&V du ministre président Kris Peeters, le sp.a le parti socialiste, et la N-VA de Bart De Wever.

Et pourtant cette semaine Bart De Wever a  flingué l’un des projets portés par sa majorité  (et surtout par le ministre de l’enseignement Pascal Smet).  Celui-ci  veut retarder de 2 ans (14 ans à la place de 12)  l’âge auquel les petits Flamands doivent choisir entre l’enseignement  général, le technique et le professionnel. La N-VA n’est pas d’accord :  « la formation est quelque chose de trop sérieux pour se lancer dans des expériences ».

Ce n’est pas la première fois qu’il y a des tiraillements dans la majorité flamande. L’exécutif a notamment été divisé sur le projet UPplace, un projet de méga complexe commercial poussé par la majorité alors que le s.pa est contre. Il y a eu plusieurs affaires croquignoles de mails, envoyés par erreur à d’autres destinataires d’où  il ressortait que l’ambiance n’est pas au beau fixe. Cette fois-ci, en applaudissant l’opposition contre Bart De Wever, les députés CD&V et sp.a ont franchi un cap. Surtout que Bart De Wever et son absence remarquée ont déjà été soulignés au Sénat où on est en train de voter la réforme de l’Etat.

L’ambiance se dégrade donc entre les partenaires. Kris Peeters, le ministre-président flamand le confirme d’ailleurs assez ouvertement: « Je n’ai rien contre les débats politiques mais la manière dont cela se passe aujourd’hui est déplorable (…) la nervosité et l’opportunisme gagnent du terrain à l’approche des élections communales« .  Ou encore : « Il faudrait veiller à ce que ces comportements ne dépassent pas certaines limites ». Vous imaginez Rudy Demotte qui dirait la même chose, c’est qu’on serait déjà assez loin dans le pugilat.

Quelles leçons retenir de ce bouillonnement flamand ?

1. Les communales  rendent tout le monde nerveux au nord du pays, c’est un vrai test de la puissance de la N-VA et d’autres formations ont le sentiment d’y jouer leur survie.

2. Avoir un pied dans la majorité (en Flandre), un pied dans l’opposition (au fédéral) n’est pas simple. Plutôt que de faire le grand écart Bart De Wever boude les 2 assemblées : il ne va ni au parlement régional ni au sénat.

3.  A chaque fois que vous vous voulez toucher à l’enseignement vous prenez un risque. Les parents d’élèves détestent le changement, parlez-en à Marie Dominique Simonet ou à Marie Arena.  En optant pour le statu quo et en refusant qu’on retarde l’orientation, Bart de l’a très bien compris. C’est vrai, à 12 ans, les enfants n’ont pas toujours une idée très précise de ce qu’ils veulent devenir, mais ce n’est pas grave, à 12 ans on n’est pas électeur. Leurs profs et leurs parents auront donc des idées à leur place. C’est sans doute un peu conservateur, mais  électoralement, c’est surement  très porteur.

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5 réactions à “Bart De Wever déchire la copie de Pascal Smet, Kris Peeters tente de calmer le jeu: la Flandre instable”

  1. Parmi les récentes bisbrouilles internes de l’équipe Peeters, on peut aussi rappeler celle de la « taxe du divorce », en avril dernier

  2. Donc, il ne fait rien à part son show… mais il est payé grassement !? c’est ça ?? Splendide !!!

  3. Donc si on interprete bien BDW ne rempli pas ses devoirs pour lesquels il est (trop) grassement payé puisque absent aux séances.

  4. BDW est très fort et tous le savent.

    La Wallifornie indépendante ou rattachée à la france ?

  5. Voici donc encore le Sieur de wever dans se qu’il fait de mieux : la fuite ! Etant absent lors des votes important on ne pourra pas lui reprocher quoi que ce soit. enfin…pas dit.

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