Vers l’Afrique du Sud: bientôt la maison!
14h le 24 février: l’Iliouchine 76, cargo russe prêt à nous ramener au Cap:
De plus en plus proche de la maison!
14h le 24 février: l’Iliouchine 76, cargo russe prêt à nous ramener au Cap:
De plus en plus proche de la maison!
Après une heure de vol, nous atterrissons à Novo, l’aéroport russe situé à 100 km de la côte. Alignement de cabane de tout âge et de tentes pour permettre aux passagers d’être hébergés avant le vol du lendemain vers le Cap en Afrique du Sud.
Le résultat de plusieurs tempêtes…
La “tour de contrôle” et les bureaux:
Quelques vestiges toujours en activité pour maintenir la piste et ses alentours en état:
Notre chambre pour 24h et la tente mess, seule distraction du séjour…
En attendant le vol pour le Cap.
22 février: jour de départ!
6 jours avant les derniers occupants, nous sommes 9 à quitter la station Princess Elisabeth avant le début de l’hiver en Antarctique. 10h du matin: direction la piste d’atterrissage.
Le DC3 Basler qui doit nous emmener:
En route pour Novo!
Bonjour à tous!
Demain nous quittons la station Princess Elisabeth, après 3 mois et demi passés en Antarctique. Avec 7 autres occupants de la base, nous passerons une nuit à l’aéroport de la base russe de Novo à 1h30 de vol d’ici en direction de la côte. Ensuite nous reprendrons l’Illiouchine pour le Cap en Afrique du Sud avant de retrouver la Belgique ce weekend. Dernière soirée dans la station belge et dernières photos de cet endroit magique.
Les “nuits” commencent à ressembler à de vraies nuits entre 21h et 3h du matin…
Ces derniers jours, nous avons suivi le travail des scientifiques du programme belge, notamment Elie, microbiologiste de l’université de Gand qui étudie les plus représentatifs des êtres vivants en Antarctique: les organismes microscopiques, comme les bactéries ou ces lichens, ensemble d’algues et de champignons, seuls êtres vivants à survivre dans ce milieu hostile.
A la station, le séjour prend fin comme il a commencé: par le déneigement du toit des garages! 60 tonnes de glaces accumulées durant l’hiver dernier et durant les coups de vent de cet été. Tout le monde participe à ce travail de titan!
Vers 20h, les déneigeurs se lâchent ou se réchauffent, ou les deux à la fois…
Dernier dimanche, jour de repos et de détente. L’occasion d’admirer une fois encore l’oeuvre du vent sur la glace…
… ou de skier face à Utsteinen!
La suite de la découverte de ce continent mystérieux et fascinant dans le reportage qui sera diffusé sur RTL-TVI fin avril.
A très bientôt. Merci à tous de votre intérêt pour ce périple au bas de la Terre!
Sortie exceptionnelle dimanche dernier! Attention les yeux!
Un exercice de secours en crevasse et d’évacuation médicale est organisé non loin de la station Princesse Elisabeth. La crevasse a d’abord été repérée la veille par les guides. Le genre d’endroit où il est préférable de ne pas mettre les pieds…
Jacques se colle au test, assuré par les 2 autres guides, Alain et Benoît:
Le lendemain, toute l’équipe de la base et les scientifiques sont invités à visiter les entrailles de la glace…
A 15 m de profondeur, la glace offre un tel spectacle qu’on resterait au fond toute la soirée. Mais il faut bien remonter…
Expérience antarctique délirante! Une de plus… Merci les guides!
Coucou!
Petite visite des sous-sols de la station! Voici les coulisses du niveau -1, c’est -à-dire tout ce qui se trouve sous les panneaux solaires à l’extérieur.
D’abord, l’entrée, où de temps en temps après une longue journée de travail, le sport est permis… Notez la différence de résistance au froid selon les joueurs:
C’est ici aussi que le vestiaire a été construit:
A gauche de l’entrée, le couloir sud pour se rendre dans les chambres de 4 lits.
C’est ici que le container congélateur (si si!) a sa place:
A côté du congélateur, une porte donne accès au local destiné au matériel de montagne et de bivouac en tout genre (une pièce dont rêverait ma soeur qui organise des randonnées en montagne www.passemontagne.be):
C’est dans ce couloir qu’on trouve aussi les toilettes du sous-sol (version -10°) pour ceux qui n’ont froid ni aux yeux ni ailleurs…:
Dans ce couloir sont entreposées aussi les caisses de nourriture lyophilisée des expéditions japonaises (Faut vraiment avoir faim…):
Beaucoup mieux : dans cette aile du bâtiment se situe la réserve de vivres fraîches où David vient faire son marché chaque matin:
Et la réserve d’aliments secs, dont le principal:
De l’autre côté du bâtiment, partie nord, se trouvent les locaux techniques à commencer par les garages, l’ atelier de mécaniques, la menuiserie et l’atelier métal:
Enfin, entre le niveau-1 et la station, se trouvent les réservoirs d’eaux usées et recyclées dans la cage d’escaliers qui mène à la station:
La gestion de l’eau est l’affaire de Jacob (à droite) qui, lorsqu’il a du temps, peut s’entraîner ici:
Voilà pour ce petit tour du propriétaire en attendant d’autres informations plus intéressantes…
Fin janvier. Peu à peu, le soleil s’absente plus longtemps. Non qu’il se cache déjà sous l’horizon, mais les montagnes l’effacent davantage qu’en novembre et en décembre. Il disparaît à partir de 21.30 pour ne réapparaître qu’après minuit. Et alors là, c’est le florilège de couleurs chaudes et de bizarreries locales, comme le double soleil!
Dans quelques semaines, les premières nuits commenceront. A cette latitude, la nuit sera totale entre mi-mai et mi août. Bon nombre d’humains auront alors quitté l’Antarctique depuis longtemps. Bonne nuit!
Whisky Whisky (en rouge) et Uniform Papa (en blanc) attendent leurs géologues de passagers pour un départ vers les sommets!
Les géologues cherchent à comprendre comment et dans quelles conditions le continent Antarctique s’est formé lors de la dispersion du supercontinent “Gondwana” il y a 500 millions d’années. Je sais, c’était il y a longtemps, mais ce qui est intéressant, c’est que les montagnes Sor Rondane où se trouvent la station Princesse Elisabeth sont au coeur de leur enquête. Elles sont la bordure du nouveau continent ainsi formé après la séparation entre l’Antarctique, le continent africain et l’Inde. Peu de monde est venu étudier ces montagnes auparavant, surtout pas avec les techniques d’analyse d’aujourd’hui.
“Foliation”, “deformation”, “intrusion”, “amphibolite, “gneiss”: le jargon des géologues résonnent au coeur des montagnes Sor Rondane en allemand et en anglais tout comme les coups de marteau donnés pour en extraire des échantillons…
L’hélicoptère permet aux géologues de se rendre sur des sommets situés loin de la base et dans des endroits inaccessibles à pied ou en skidoos à cause des crevasses. Autant dire, là où l’Homme a rarement mis les pieds jusqu’à présent.
Au final, 800 kg d’échantillons seront ramenés en Europe pour y être analysés, mais déjà les scientifiques estiment avoir découvert pas mal de nouveaux indices sur la formation du continent antarctique! Je n’ai pas résisté à poser la question: “Mais à quoi ça sert? Il y a-t-il encore des choses à découvrir sur l’histoire de l’Antarctique?” Réponse de bon sens: “Même dans les Alpes, beaucoup plus accessibles que l’Antarctique et connues depuis bien plus longtemps , des dizaines de chercheurs continuent d’explorer les montagnes et d’essayer de comprendre leur histoire géologique.” CQFD.
Coucou!
Activité physique au programme à la Station Princesse Elisabeth: remplacement des batteries!
Les batteries servent à stocker l’énergie produite par les panneaux solaires et les éoliennes. Elles sont perdu beaucoup de leur efficacité à cause du gel pendant les premiers hivers qu’a subi la station. D’où leur remplacement.
Première étape: enlever les anciennes batteries de leur logement situé au coeur de la station. Le hic c’est que chaque batterie pèse 84 kg et qu’il y en a…192!
Le diable à assistance électrique s’avère trop lent. Sur le palier, un système de rampe et de contre-poids est donc mis en place pour les descendre rapidement.
L’équipe: 2 hommes à l’intérieur du local “batteries”, 2 hommes dans l’escalier, 2 hommes à l’extérieur pour charger les palettes , 1 à la grue, et 1 sur le traineau pour réceptionner les palettes. 8 personnes au total.
Grâce à la rampe, on ne perd pas de temps. Après une journée et demi, toutes les batteries sont enlevées. Ouf! Mais l’opération inverse commence aussitôt. 192 batteries neuves de 84kg chacune à monter: sport intensif!
Après 3 jours d’effort, l’opération est terminée. Reste à effectuer les branchements. 4 bornes à câbler x 192 batteries: près de 800 branchements! Une journée de boulot supplémentaire à 3 personnes!
Dernières opérations: les batteries sont mises charges, les nôtres sont à plat!
Images: Koen Meirlaen
Le lendemain, toute la journée est consacrée au transport des containers déchargés la veille sur la banquise. Ils s’agit de les remonter vers le camp situé 3 km plus haut sur l’Iceshelf, la plateforme de glace flottante.
Ce jour-là, le soleil revient en force accompagné de vent. Sur la côte, le paysage a complètement changé par rapport à la veille; le vent fait dériver de nombreuses plaques et blocs de glaces à l’endroit même où, le jour avant, le bateau était amarré!
Ci-dessous, l’extrémité de la falaise ouest de la baie, le 7 janvier, recouverte de morceaux de glace dérivante:
Et ci-dessous, au pied de la même falaise il y a un mois. Lors de l’expédition océanographique, nous pouvions circuler et photographier ces Empereurs. C’est l’été en Antarctique et la banquise fond, se disloque sous l’effet de la houle et du vent et se mélange au morceaux d’icebergs tombés des falaises de l’iceshelf…
Il est temps de plier le camp et de ramener à la station le matériel et les vivres! Ca tombe bien, le temps est entrain de changer. En 15 minutes, les nuages venant d’Est envahissent la côte ce dimanche 8 janvier vers 17h, quand nous reprenons la route.
Retour vers Utsteinen davantage chargés qu’à l’aller (45 tonnes pour le plus chargé des trains). Nous mettrons 24h pour y arriver, après 4 dépannages express pour cause de tracteurs embourbés dans la neige profonde…
A peine arrivé à la station, le container frigoririfique tant attendu est vidé en 1h par une chaîne humaine d’une vingtaine de personnes dans une joyeuse ambiance:
Malheureusement, certaines denrées ont mal supporté le voyage depuis l’Afrique du Sud:
Mais heureusement, les caisses de chocolats sont intactes… quand on ne les laisse pas tomber.
…