A propos d’accident
Suite au billet précédant qui rappelle qu’un animal sauvage le restera, en tant que soigneuse animalière, je peux dire qu’il y a des moments où l’on se sent peut-être trop en confiance.
Les soigneurs travaillent chaque jour avec des animaux qui leurs sont familiers. Un accident arrive avec l’habitude qui s’installe, à cause de la fatigue ou simplement suite à une distraction. Les animaux ont leurs pulsions et les humains leurs erreurs.
J’ai travaillé avec un lion de mer (otarie mâle d’environ 350 kilos). La confiance s’était installée, il me respectait, je le respectais. Tous les jours, les représentations se passaient sans soucis. Le groupe d’otaries était équilibré. En dehors de la période de chaleur, ce mâle était serein. Un jour pourtant, comme d’habitude j’étais seule avec lui avant de rentrer sur scène, je lui grattais un peu le cou, il adorait cela. Un peu fatiguée, je me suis accroupie, ce n’était pas la première fois. Il a eu une pulsion et m’a attrapé le cou avec sa gueule. Ma tête à tapé la paroi, il s’est surpris lui-même et s’est retiré comme si il avait réalisé l’ampleur de son acte. Heureusement l’histoire finit bien.
Le métier de soigneur est risqué et les dommages sont différents selon la puissance de l’animal mais la frustration après une agression reste égale.

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