Triste expérience dans un parc

Par Frédérique Gilbert dans Animaux et parcs , le 6 février 2012 12h46 |

 

Manati ParkCe blog met en avant les zoos qui œuvrent pour le bien-être des animaux, pour évoluer leurs conditions et pour en apprendre davantage afin de protéger leur milieu naturel.

Tous les parcs animaliers n’ont malheureusement pas la même éthique.

Quand j’ai été engagée à Punta Cana (République Dominicaine), j’ai sauté de joie à l’idée de travailler au soleil avec les dauphins.

 Le ton était donné dès mon arrivée et mon enthousiasme s’en est allé.

Quatre dauphins se serraient dans un bassin, une otarie mâle était enfermée dans une cage en plein soleil sans eau  et une femelle squelettique était mise à l’écart avec son bébé allaité.

Une jeune otarie venait de mourir et je suis allée avec l’équipe la déposer dans un hangar où gisaient d’autres animaux morts.

Deux jours plus tard, un dauphin décédait à son tour. Le manque de tristesse et d’émotion ne m’a finalement pas étonnée parce que cette situation était  récurrente dans ce parc.

J’ai agi directement en commençant par donner  plus de poisson à la femelle allaitante. Le chef disait que dans les pays chauds on nourrit très peu les animaux et il m’a interdit d’augmenter les doses.

Quand les touristes débarquaient pour une session avec les dauphins, certains pleuraient en voyant les conditions, d’autres me disaient qu’ils payaient pour donner les moyens de construire des nouveaux bassins.

Ce parc n’est pas géré par un Dominicain qui cherche un moyen de nourrir sa famille et cela fait plus de 10 ans qu’ils se disent  en travaux pour construire un lagon.

Je n’ai pas voulu être complice dans ce triste commerce et  j’ai accepté un contrat de 3 mois pour entraîner un vol libre de perroquets à Cozumel (Mexique)

Là-bas il y fait plus chaud, pourtant les dauphins, les otaries et les perroquets mangent leur dose de nourriture nécessaire à leur bonne santé. Le personnel, essentiellement mexicain, se donne à fond dans le travail pour maintenir les animaux dans de bonnes conditions.

De retour en Belgique, j’en ai parlé à des associations qui se battent pour les animaux et c’est très difficile de faire bouger les choses à des milliers de kilomètres.

Si vous avez des doutes sur un parc animalier, renseignez-vous et si vos craintes sont fondées, évitez-le !

Privilégiez ceux qui sont soucieux du bien-être animal, il y en a assez.

 

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