Chronique n°17 sur 52

Par René Antoine dans Chroniques , le 14 mai 2012 06h19 | Ajouter un commentaire

Les 52 erreurs (majeures) des Femmes dans leurs relations avec les Hommes”.

Editions Jourdan. En librairie en septembre 2012.

humeur

Votre vision du couple est idéale. De plus, vous remarquez tout, absolument tout (voir Observation). Dès lors, chaque atteinte, si minime soit-elle à cette image d’Epinal vous attriste. Vous êtes, pour faire simple, d’humeur variable.

Adonis, lui, ne remarquant rien, a moins de raisons de s’assombrir. Il est, disons… du genre insouciant. C’est même, rappelez-vous, un de ses traits de caractère qui vous a le plus séduite. Sa bonne humeur coutumière en vient même à vous irriter davantage. Tout cela additionné fait que vous êtes souvent de mauvaise humeur. Voici la chronologie la plus fréquente de cette situation.

Votre noirceur d’esprit va, au début, déstabiliser Adonis. Il va redoubler d’efforts, d’attentions pour tenter de vous (re)faire sourire. Ça va marcher un certain temps, mais rapidement, la grisaille reviendra parce que vous avez tendance à ne voir que ce qui ne va pas.

Quelques tensions vont s’installer dans le couple, vite balayées par tout l’Amour que vous vous portez encore intensément.

Les querelles reviendront, alimentées par les problèmes familiaux (enfants, tâches ménagères, problèmes au boulot,…).

De plus en plus amples et de moins en moins compensées à cause de leur accumulation, elles vont considérablement plomber l’atmosphère et votre compagnon va, à son tour, devenir franchement désagréable, vous plantant souvent là, avec votre « sale caractère ».

Il trouvera de nombreuses compensations dans le sport, les amis (ou amies !), les soirées arrosées avec les copains ou l’investissement dans sa profession au détriment de votre vie familiale.

La seule solution pour fermer la porte au divorce qui pointe le bout de son nez est un travail considérable sur vous-même, avec ou sans aide extérieure : les amis, la famille, ou tout ce qui commence par psy ou finit par thérapeute.

Maintenant, si la vie de couple vous étouffe à ce point, si vous êtes convaincue que c’est Adonis qui vous empêche de vivre complètement votre existence, partez !

Allez au bout de vos rêves et retrouvez la bonne humeur de vos quinze ans. Tout le monde s’y retrouvera et au bout du compte, chacun se lèvera le matin en appréciant par avance la journée qui se présente et en remerciant le destin de l’avoir fait vivre dans une région et à un moment où finalement, rien ne justifie vraiment une mauvaise humeur permanente.

René ANTOINE.

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La semaine prochaine: chronique n° 18:  Infidélité.

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Chronique n°16 sur 52

Par René Antoine dans Chroniques , le 6 mai 2012 08h13 | Ajouter un commentaire

Les 52 erreurs (majeures) des Femmes dans leurs relations avec les Hommes”.

Editions Jourdan. En librairie en septembre 2012.

habitude

Adonis vous a, un jour de pluie, ouvert la porte du garage pour préserver votre coiffure (s’il n’est pas courtois, c’est que vous l’avez choisi tel quel).

Comme il a plu durant 5 jours, c’est devenu une habitude (deux jours suffisent à certaines d’entre vous). Si le 6e jour le portier n’est pas au poste (il ne pleut pas), ça y est, il ne vous aime plus ! Votre visage reflétant nettement ce manquement inacceptable, le galant homme se remet à son travail et subira votre désapprobation dès qu’il oubliera de s’y coller.

A ce stade, ce n’est plus un problème, c’est une profonde injustice.

Le monde est à moitié plein d’êtres courtois qui, ayant eu la faiblesse de laisser leur civilité l’emporter sur la paresse, voient leur gentillesse se retourner contre eux.

Clarifions : un homme qui 200 fois par an vous ouvre la porte du garage lira votre irritation sur votre visage les 10 fois où il ne le fera pas. Un homme qui n’ouvre JAMAIS la porte du garage (l’autre moitié des Adonis du monde) ne sera jamais boudé et mieux, sera gratifié d’un immense sourire la SEULE fois où, distrait, il se montrera galant.

Au nom de l’habitude, des nuées d’hommes aimables sont agonis de reproches, exprimés ou non.

C’est à vous dégoûter d’être gentil !

La vraie courtoisie n’existe que dans la spontanéité, c’est-à-dire exactement le contraire de l’habitude.

Essayez donc de prendre l’habitude de cultiver et d’apprécier notre courtoisie  dans la spontanéité, ce qui sous-entend quelques oublis de notre part.

René ANTOINE.

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La semaine prochaine: chronique n° 17:  Humeur.

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Chronique n°15 sur 52

Par René Antoine dans Chroniques , le 29 avril 2012 16h52 | Ajouter un commentaire

Les 52 erreurs (majeures) des Femmes dans leurs relations avec les Hommes”.

Editions Jourdan. En librairie en septembre 2012.

flirt

Vendredi soir. Vous débarquez dans la troisième boîte de nuit de votre virée entre copains. Vous avez déjà bu un peu. On vous présente un garçon, jeune comme vous, beau comme vous et il a bu un peu plus que vous (voir Compétition). Le flirt s’engage !

Le flirt est un jeu de séduction merveilleux qui a tout de l’acte sexuel, sauf la pénétration.. Difficile de ne  pas « basculer » lors d’un flirt appuyé. Fuyez Adonis s’il est sous l’emprise de l’alcool ou d’autres produits qui diminuent sa lucidité.  De même, évitez ce type de consommation si vous voulez rester vous-même. N’acceptez jamais un flirt sous une pression extérieure (ce que pensent les autres, les paris stupides, la vengeance envers un autre garçon,…).

Une fois de plus, exprimez clairement vos limites et ne permettez pas qu’Adonis les transgresse. Se refuser à un garçon le premier soir (et même quelques soirs de plus) est normal. Retarder le moment du flirt vous permettra de juger de l’état d’esprit de votre prétendant et vous aidera à mieux le connaître et donc à mieux le choisir.

Certains garçons collectionnent les conquêtes. Leur réputation est vite faite. Si vous souhaitez augmenter leur collection de trophées, faites-le, mais en connaissance de cause. Mais attention : votre réputation sera vite faite, elle aussi.

René ANTOINE.

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La semaine prochaine: chronique n° 16:  Habitude.

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Chronique 14 sur 52

Par René Antoine dans Chroniques , le 22 avril 2012 08h33 | Ajouter un commentaire

Les 52 erreurs (majeures) des Femmes dans leurs relations avec les Hommes”.

Editions Jourdan. En librairie en septembre 2012.

fantasme

Vous êtes dans les bras de votre homme, mais vous imaginez être caressée par une star du cinéma américain ou par votre voisin. Il vous est même arrivé de gémir « Dgeoooordge » dans votre extase. Heureusement, Adonis, qui lui aussi, laisse gambader son imagination, n’a rien entendu.

Le fantasme est un stimulant des relations sexuelles. Rêver de situations érotiques nouvelles, même pendant le coït est chose courante surtout si on connaît son partenaire depuis longtemps.

Réaliser un fantasme impose d’en recréer un nouveau, souvent plus avancé, plus « hard ». Jusque-là, pas de problème, si ce n’est qu’une forme d’escalade s’installe.

Et jusqu’où devez-vous accepter de réaliser les fantasmes de votre partenaire ? Il importe d’abord de fixer, dès le départ, des règles de vie sexuelle commune. Qu’il sache au plus tôt ce que vous acceptez et ce qui ne se fera pas (à présent).

Il est bon aussi, de retarder systématiquement la mise en pratique des rêves de votre compagnon de jeu. Faites durer son imaginaire! Réaliser un fantasme dès qu’il est exprimé ou induit crée non plus une escalade, mais une ascension vertigineuse et risque de vous conduire, sous peine d’ennui, à des pratiques sexuelles de plus en plus difficiles à accepter. En Amour, rien de ce qui est librement consenti n’est honteux, sale ou dégradant. Veillez toutefois à écarter les actes qui portent atteinte à votre santé et ne faites aucune concession concernant votre liberté à dire « non ».

Essayez d’amener Adonis à exprimer ses envies et soyez ferme quant à un refus éventuel. Faites connaître les vôtres (voir Oser) en même temps que vos limites. Une fois de plus, dans votre couple, exprimer ses craintes, ses envies, ses espoirs, ses déceptions est le meilleur moyen de prévenir ou de résoudre les conflits.

René ANTOINE.

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La semaine prochaine: chronique n° 15:  Flirt.

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Chronique 13 sur 52.

Par René Antoine dans Chroniques , le 15 avril 2012 16h47 | Ajouter un commentaire

Les 52 erreurs (majeures) des Femmes dans leurs relations avec les Hommes”.

Editions Jourdan. En librairie en septembre 2012.

ensemble

Vous vous aimez, Adonis et vous, à la folie. Chaque séparation est une souffrance. Les notes de téléphone deviennent astronomiques. Vos rencontres manquent d’intimité et de confort car vous n’êtes jamais que l’un « chez l’autre ».

Vous décidez donc de vivre ensemble.

Pour vous, ensemble signifie « toujours ensemble ».

On dort ensemble. On mange ensemble. On se distrait, on voyage, on fait du shopping, on lit, on vit, on boit, on respire ensemble.

Attention ! A trop être ensemble, on en vient à ne plus se supporter et c’est votre compagnon qui le premier sera sensible à cette perpétuité. Regardez autour de vous !

Les couples qui tiennent le mieux dans le temps sont ceux qui se voient le moins.

J’en suis même à me demander si la durée de vie (en s’aimant, bien entendu) des couples ne se compte pas en un temps fixe : dix ans de moyenne par exemple. Ceux qui se voient tout le temps « tiendraient » dix ans. En se voyant (hors vie évidemment commune) la moitié du temps, on s’aimerait donc  pendant vingt ans. En se voyant le quart du temps, la stabilité du couple serait de quarante ans. C’est bien, ça quarante ans de vie amoureuse, non ?

Il en serait donc un peu de notre capital amoureux comme de notre capital financier. Il y en a qui dépensent tout, tout de suite, et d’autres qui dépensent aussi mais en faisant durer le plaisir. Se voir moins pour éviter de se dire, un jour : « Je ne peux plus le (la) voir ! ».   Ca mérite réflexion, non ?

René ANTOINE.


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La semaine prochaine, chronique n° 14 : Fantasme.

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Chronique 12 sur 52

Par René Antoine dans Chroniques , le 8 avril 2012 09h22 | Ajouter un commentaire

Les 52 erreurs (majeures) des Femmes dans leurs relations avec les Hommes”.

Editions Jourdan. En librairie en septembre 2012.

ejaculation

Quand on parle de l’éjaculation, on parle ,bien sûr,  de celle qui pose problème : l’éjaculation précoce.

Précoce signifie « qui a lieu plus tôt que d’habitude ».

Nous ne nous attarderons pas sur le mauvais usage du mot dans l’expression « éjaculation précoce » puisque dans ce cas, il est convenu de comprendre « qui a lieu trop tôt » !
Clairement, cette explosion au moindre contact, avant même tout contact parfois, pose problème et empêche une relation sexuelle digne de ce nom.

La médecine propose des solutions ; ce n’est pas notre propos. Mais pour toutes les femmes qui ont un orgasme difficile à atteindre ou inexistant (voir Orgasme), toutes les éjaculations, ou presque, sont précoces !

Je peux même vous dire exactement quand ces femmes atteignent l’orgasme : systématiquement trente secondes après que leur partenaire ait joui puis interrompu l’acte sexuel, quelle que fut sa durée. « Mais pourquoi tu t’arrêtes ? J’allais justement jouir ! »
Alors : éjaculation masculine précoce ou orgasme féminin tardif ??
Un bon truc pour lutter contre cette précocité ? Voici ! Adonis doit apprendre à empêcher son éjaculation juste avant qu’elle se présente.

S’il y parvient , on reprend les activités et dès qu’un nouvel orgasme s’annonce, on arrête tout pour l’empêcher à nouveau. Après deux ou trois blocages volontaires de cette sorte, l’éjaculation ne se propose même plus et c’est parti pour trrrrrès longtemps. Attention, la partenaire, en particulier si elle n’a pas d’orgasmes, en vient généralement à regretter que le coït soit aussi long. Elle subit alors les interminables assauts virils de son partenaire et celui-ci s’en rend compte

Un truc bien connu dans cette situation : le petit coup de rein féminin de trop qui déclenche chez l’homme l’extase tant redoutée et soulage illico Aphrodite.

Il ne sera pas dupe ! Ce n’est pas très fair-play, mais, si ça vous arrange…

Une question me vient à l’esprit : et si l’absence d’orgasme féminin favorisait l’éjaculation précoce ? Inconsciemment, Adonis doit quand même se demander à quoi ça sert de faire durer la partie s’il n’y a pas d’orgasme chez sa partenaire en fin de parcours. Non ?

René ANTOINE.

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Chronique 11 sur 52

Par René Antoine dans Chroniques , le 1 avril 2012 20h43 | Ajouter un commentaire

Les 52 erreurs (majeures) des Femmes dans leurs relations avec les Hommes”.

Editions Jourdan. En librairie en septembre 2012.

echangisme

Plus ou moins rapidement, votre partenaire montre des signes de lassitude, d’ennui dans vos relations sexuelles. Vous avez commis l’erreur (voir Fantasme) de répondre sans délai à tous ses délires et le sentiment d’avoir fait le tour de la question envahit votre couple.

Le Kamasutra vous fait penser à un livre de jeux pour puceaux ignorants et votre panoplie de sex toys commence à poser un sérieux problème de rangement

Vient alors, la plupart du temps de la part d’Adonis, la proposition plus ou moins directe de passer à l’échangisme. L’échangisme est à l’origine un échange entre deux couples. Dans certains clubs (400 000 adeptes supposés en France, quand même), il conduit, dans des lieux aménagés à cet effet par des organisateurs en quête de plantureux revenus, à des ébats sans distinction de couples ou de sexe.

Dans les clubs précités, l’argent joue un rôle non négligeable. Le droit d’entrée comprend parfois les boissons et la nourriture (buffet, évidemment, puisque nous sommes dans le monde du libre service).

J’ai appris, par un reportage récent diffusé sur une chaîne française, qu’un couple paierait 50 euros pour participer aux ébats ; un homme seul 75 euros et une femme seule 15 euros. Les femmes seules en tirerait donc un bénéfice financier. Obtenir un avantage financier pour permettre l’usage de son corps par un ou plusieurs payeurs inconnus, ça ressemble quand même fort à de la prostitution !

L’argument massue des adeptes de la formule est « c’est toujours la femme qui décide ».

Il ne manquerait plus que ça pour que la formule libre service tourne aux libres sévices !

Oui, je sais ! Nous sommes au XXIe siècle. Chacun est maître de ses choix sexuels. Mais danser seule ou en couple, nue, sur une piste partagée par 80 personnes, puis, s’allonger sur des matelas jetés au sol pour s’ébattre avec le(s) premier(s) venu(s) (même si on peut  choisir) devant tout le monde, chacun pouvant participer au jeu, ça touche quand même à l’ultralibéralisme sexuel. On frise le retour à une certaine bestialité où le bonobo serait l’exemple à suivre. Donc, avant de dire « oui » à votre mâle en manque de nouveautés, réfléchissez bien.

Mais nous parlons là de choix extrêmes. Le plus souvent, et au début en tous cas, le mélangisme se pratique entre deux ou trois couples d’amis qui se connaissent et s’apprécient de longue date. Le risque de déconvenues est moindre.

Il faut quand même savoir que bien des couples n’ont pas résisté à l’expérience. Les hommes voient en cette pratique une façon aisée de batifoler avec votre accord. Souvent, si Aphrodite prend du plaisir avec un autre libertin, ça se gâte. S’il accepte de partager votre corps, Adonis supporte moins facilement de partager vos orgasmes.

Une fois de plus donc, parlez longuement de vos envies, de vos rejets, de vos limites et vivez votre sexualité comme bon vous semble, mais en connaissance de cause.

René ANTOINE.

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La semaine prochaine: chronique n° 12:  Éjaculation.

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Chronique 9 sur 52

Par René Antoine dans Chroniques , le 18 mars 2012 09h23 | Ajouter un commentaire

Les 52 erreurs (majeures) des Femmes dans leurs relations avec les Hommes”.

Editions Jourdan. En librairie en septembre 2012.

desir2

Adonis ne voit que vous, n’écoute que vous, ne rêve que de vous, ne voit que vos qualités et vous a appelée vingt fois aujourd’hui (vous avez fait connaissance ce matin)!

« Il m’aime, j’en suis sûre ! Il est des signes qui ne trompent pas !! ».

Mais non ! Il vous désire ! Ce n’est pas pareil !

Désirer et être désirée : probablement les meilleurs moments de votre vie affective. Probablement aussi la source de tous vos ennuis sentimentaux, car le désir existe sans amour ; c’est même sa forme la plus courante, surtout de la part des hommes!

Entraînez-vous à bien identifier, à bien dissocier les deux. Le désir est présent partout, tout le temps. L’amour est plus rare. L’amour vrai rarissime. Apprenez à calmer votre désir, voire à le satisfaire sans vous engager dans des chemins compliqués et dangereux. Ne cédez pas tout de suite (sauf si c’est votre désir).

Si l’éconduit se rue, dès votre premier refus, vers votre plus proche voisine, c’est qu’il a transféré son désir vers elle, mais il n’était pas question d’amour. Vous êtes jeune, donc mignonne. Si vous vous offrez à tous les jolis garçons qui vous désirent, je vous promets des soirées éprouvantes.
S’il est vrai que le désir existe sans amour, à l’inverse, pour qu’un amour soit durable, il vaut mieux que le désir en fasse partie.

René ANTOINE.

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Chronique 8 sur 52

Par René Antoine dans Chroniques , le 11 mars 2012 11h04 | Ajouter un commentaire

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conscience

Jean Yanne a dit : « Le plus beau compliment que je puisse faire à une femme est de lui dire : je suis aussi bien avec toi que si j’étais tout seul. »

Ce qui bascule littéralement dans la vie d’Adonis le jour où il décide de partager votre existence, c’est que presque tout ce qu’il faisait en totale décontraction (nous parlons surtout de loisirs) il le fait maintenant avec mauvaise conscience. Et le comble, c’est que cette mauvaise conscience est proportionnelle à l’Amour qu’il vous porte.

Évidemment, vous lui laissez la liberté de faire du vélo avec les copains (voir Sport) mais à l’annonce de cette activité, même si vous avez compris qu’elle est salutaire à votre couple, quelque chose d’infime en vous trahit votre déception : votre œil se ternit, vous fuyez son regard, votre habituel sourire s’estompe une fraction de seconde.

Votre champion va vous laisser seule au petit-déjeuner du lendemain (ils pédalent à l’aube) et ça ne vous plaît pas, au plus profond de vous-même.

Et pourtant vous approuvez sa démarche, mais c’est plus fort que vous ! Et ce milligramme de déception est perçu par l’homme de votre vie car il vous aime et est sensible à vos moindres frémissements.

Avouez que c’est dingue de le culpabiliser d’autant plus qu’il vous aime !!


Vos réactions sont minimes, à peine perceptibles mais incontrôlables. Dès lors, la seule solution, c’est de trouver (retrouver ?) vos propres passions à assouvir.

Dites-lui que vous allez nager, faire du macramé, de la peinture, du scrapbooking dans le club local et vous percevrez aussi une réaction à cette décision: il est ravi et souhaite sincèrement que vous preniez un maximum de plaisir dans votre loisir. Et lui, bien qu’il vous adore, ça ne le dérange pas de prendre un repas tout seul ou d’être seul devant la TV le soir de votre cours de gym. Votre retour va le combler d’aise et, de plus, vous aurez plein de sujets de conversation. Super, non ?

René ANTOINE.

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Chronique 4 sur 52

Par René Antoine dans Chroniques , le 11 mars 2012 11h00 | Ajouter un commentaire

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Editions Jourdan. En librairie en septembre 2012.

bebeBébé

L’accouchement s’est bien passé, merci. Quatre ans déjà que votre bébé illumine vos jours. Quel bonheur de le voir grandir et se construire.

L’émotion vous gagne quand vous retrouvez un de ses jouets entre les livres de votre bibliothèque ou sous votre divan. Son amour vous comble et vous rend plus belle encore. Ses rires résonnent dans la maison.

MAIS…, vous êtes souvent seule à les entendre ! Adonis a vite repris ses habitudes au détriment des vôtres. Assez spontanément, c’est vous qui avez assumé l’essentiel des contraintes de la maternité et le pli est pris. C’est vous, votre temps, votre espace que Béroé, votre fillette, cannibalise. D’amante, vous êtes devenue mère et ce statut merveilleux commence à peser lourd, trop lourd sur votre vision de l’existence. Le moins qu’on puisse dire, c’est que votre vie a changé !
Un enfant, c’est assurément la chose la plus importante que vous ayez faite ou allez faire dans votre vie ! On fait un enfant à deux, en parfaite connivence. SURTOUT, ne faites pas ce bébé pour « coincer » Adonis ! Les séparations avec enfants sont à coup sûr au moins aussi nombreuses que celles d’adultes seuls. Ne faites SURTOUT pas ce bébé non plus pour combler chez vous un manque d’affection de la part d’Adonis. On fait un enfant pour lui-même. Tout doit être pensé avant, ensemble et avec lucidité. Je fais partie de cette génération qui a connu la « libération sexuelle » à une époque où la contraception était inexistante. Je sais donc de quoi je parle. Mais aujourd’hui, les excuses à une maternité non désirée au sein d’un couple sont peu nombreuses.

Durant la même semaine, un dispositif électrique éloigné devrait les éveiller trois fois chaque nuit avec obligation d’aller à l’autre bout de l’appartement pour arrêter la machine infernale. Les soirées de la même semaine et les week-ends qui l’encadrent seront consacrés à de la garde d’enfant non-stop et à la confection de quelques repas aussi variés que possibles, concoctés avec les ingrédients achetés en grande surface avec une poupée pleurante sur les bras. Bien entendu, lessive et nettoyage seront au programme. Si Adonis se montre participatif, tout baigne. S’il refuse, vous voilà clairement avertie. La maternité sera surtout VOTRE affaire.

Résistez aux pressions familiales, sociales, amicales. Faites votre bébé pour lui-même en sachant clairement à quoi vous vous engagez, vous et Adonis. Lisez quelques livres aussi, afin de savoir, par exemple, qu’éduquer, c’est contrarier. Qu’aimer son enfant, c’est lui refuser les sucreries que les gérants de grandes surfaces placent sournoisement à hauteur de leurs yeux près de la caisse du magasin. Vous lisez avidement le mode d’emploi de votre Gsm dernier cri pour en tirer le meilleur usage. C’est la moindre des choses que de vous documenter pour élever au mieux, en préservant votre liberté, votre couple et votre santé, ce petit bout qui attend tellement de vous. Et croyez-moi : si vous réussissez ce pari fou de l’éduquer dans la tendresse et l’Amour, il vous le rendra au centuple !

René ANTOINE.

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